• 17 Mars les étudiants et lycéens mobilisés contre la loi Travail à Reims et Châlons

    A Reims, pas moins de 350 étudiants se sont donnés rendez-vous ce matin place Royale. A Châlons, ils étaient environ 200 Lycéens rassemblés sur le parvis de la mairie. La Jeunesse était bel et bien dans la rue ce Jeudi 17 Mars pour exiger le retrait de la loi Travail.

    Comme on le sait, la présence de la jeunesse dans les mouvements sociaux sont généralement une des clés de la victoire. Les jeunes rassemblés à Reims et Châlons en sont bien conscients. En témoigne leur optimisme, leur enthousiasme et leur volonté de revenir dans la rue encore plus nombreux les 24 et 31 Mars prochain.

    Ce n'est que dans l'union dans la rue de la jeunesse, des salariés de tous les secteurs, précaires et des privés d'emploi, que nous pourront forcer le gouvernement à l'abandon le la loi travail. Les convergences restent bien évidemment à construire, et la jeunesse peut en devenir le fer de lance. A elle de se saisir de cette opportunité.

    Mais pour cela, elle doit être consciente des raisons des victoires et des défaites des mouvements passés, afin de s'approprier les recettes qui marche, sans pour autant en reproduire les écueils.

    La première raison des défaites passée réside dans la démarche de certains syndicats[1] et partis politiques [2]. Très utiles pour embrayer la construction des luttes, ils tendent parfois à rendre les mouvements dépendants de leur apport stratégique et logistique, ainsi que de leur capacité de coordination. Cette dépendance devient très problématique lorsque ces organisations, qui avaient promis de mener la lutte jusqu'au bout, se retirent après quelques séances de négociations réussies sur des points minimes des projets de loi, et appellent à exprimer la colère dans les urnes. Et l'on se rend compte de l'aspect gravissime de cette démarche lorsque la victoire des urnes abouti sur des plans d'austérité, émanant de la gauche réformiste (comme en France), ou dite "radicale" (comme en Grèce). La lutte ne peut donc être gagnée que dans la rue et l'autonomie du mouvement social face aux direction politiques utilisant les mouvements à des fins électorale en est une condition. Cependant, il devient difficile de gagner des luttes lorsque le mouvement subit la désorganisation consécutive du désengagement de ses états majors. La meilleur manière de se prémunir contre ce désengagement est de structurer le mouvement autour d'assemblées générales ouvertes à tous, de comités de grèves dont les membres ne sont pas que des habitués du syndicalisme ou de la politique, et sont désignés sur des mandats précis déterminés par les assemblées de base et révocables à touts moments, et de coordination au sein des différents secteurs (coordinations lycéennes, étudiantes, professionnelles) et entre ces secteurs, dont les délégués sont mandatés de la même manière. 

    Ensuite, lorsque le mouvement est suffisamment monté en puissance, il devient nécessaire de rompre avec les journées de grève et d'action éparpillées, dont le gouvernement et les direction syndicales et politiques réformistes savent qu'elles sont sources d'essoufflement de la dynamique et de démobilisation. Il devient nécessaire de poser la nécessité de la grève générale reconductible illimitée, afin de paralyser l'économie et de faire plier le gouvernement.

    La lutte ne fait que commencer, continuons le combat !

    Alternative Libertaire 51

    [1] Notamment les directions des syndicats d'accompagnement des réformes néolibérales comme la CFDT, ou encore celles des syndicats comme l'UNEF dans les mouvements étudiants. Mais certaines des sections de base de ces syndicats ne suivent pas les ordres des directions et restent combattives.

    [2] On parle des partis politiques qui utilisent les mouvements sociaux comme tremplins électoraux. C'est le cas du PS par exemple, ou de certaines composantes du Front de Gauche.

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