• Campagne d’affichage Alternative Libertaire dans la Marne

    Alternative Libertaire arrive dans la Marne !
    Pour développer notre activité militante, nous avons organisé une campagne sur 4 thèmes d’actualité.

    L’URGENCE ECOLOGIQUE : SORTIR DU CAPITALISME

    Campagne d’affichage Alternative Libertaire dans la Marne

    Affiche dans le cadre de la campagne COP 21. Pour perdurer, le capitalisme doit constamment accumuler des profits pour les réinvestir. Pour cela, il doit produire et vendre toujours plus de marchandises à des échelles plus grandes. Sans cela, le capitalisme entre en récession et en crise.
    Mais en faisant cela, il épuise les ressources naturelles, contamine l’air, les eaux et les sols, provoque, dérégule la géologie et le climat, et provoque l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales, dont certaines sont indispensables à la survie de l’humanité.
    Il faut donc choisir : rester dans un capitalisme voué à décliner et à rendre l’existence invivable dans un monde saccagé, ou sortir du capitalisme et créer une société soutenable et durable.

    Pour aller plus loin : L’urgence écologique : sortir du capitalisme

    LES ELUS NE REPRESENTENT QU’EUX-MEMES – DEMOCRATIE DIRECTE

    Campagne d’affichage Alternative Libertaire dans la Marne

    Les élections régionales approchent, et encore une fois, les élus vont nous promettre le meilleur comme le pire (en vérité ils réaliseront surtout le pire).
    Nous ne pensons pas qu’il soit possible de changer les choses par la voie des élections. Nous ne pensons pas que les élus, mêmes les plus honnêtes, disposent de leviers suffisants pour amener des changements conséquents en faveur des classes populaires. Nous croyons dans la capacité de lutte des mouvements sociaux, des syndicats, des associations, des collectifs, seuls en mesure d’arracher au pouvoir des changements réels. L’histoire des changements sociaux nous donne raison sur ce point.
    Nous ne croyons pas au mythe du sauveur providentiel, du grand bienfaiteur au service du peuple.
    Les élus décident eux-mêmes de leurs programmes.
    Une fois élus, ils ne les tiennent pas toujours leurs promesses (Hollande n’a pas tenu sa promesse d’être l’adversaire de la finance, ou encore concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales).
    Il leur arrive aussi de décider des choses sur lesquelles ils n’ont pas été mandatés (traité de Maastricht ; passage en force des mesures du traité constitutionnel Européen par Sarkozy, malgré son rejet par la population lors du référendum de 2005 ; projet d’accords TAFTA ; Accords ANI et lois Macron ; grands projets inutiles comme l’Aéroport de Notre Dame des Landes et le barrage de Sivens ; choix énergétiques du Nucléaire et de l’exploitation des Gaz de Schiste).
    Sur tous ces projets importants, engageant la vie de toutes et tous, la population devrait décider directement (au niveau local quand il s’agit d’une problématique locale, à un niveau plus vaste quand il s’agit d’un projet à grande échelle). Il ne s’agit bien sur pas de tout décider à la virgule près. Si tel était le cas, nous y passerions l’essentiel de notre temps. La population peut définir les grandes orientations. Ensuite, au lieu d’être élus sous mandat libre, de faire ce qu’ils veulent et de ne représenter qu’eux-mêmes, les élus seraient soumis à un mandat impératif, celui d’appliquer les grandes orientations décidées par la population. Dans le cas de non respect du mandat impératif, les élus serait immédiatement révocables et remplacés.

    NI PATRIE NI PATRON – REVOLUTION AUTOGESTION

    Campagne d’affichage Alternative Libertaire dans la Marne

    Les défenseurs du patriotisme présentent l’Etat souverain comme une solution à la crise économique, et les capitalistes Français comme des bienfaiteurs ou des compatriotes avec lesquels les travailleuses et les travailleurs seraient sur un pied d’égalité. Pour eux, il faudrait renforcer cette unité nationale pour construire un capitalisme national compétitif sur le plan international. Rien de plus illusoire !
    Les capitalistes, qu’ils aient un sentiment moral ou en soient dépourvus, sont soumis de fait aux lois de leur système économique. Ce système nécessite l’exploitation accrue des travailleuses et des travailleurs. Sans cela, il ne peut fonctionner et c’est la faillite ou la crise.
    Ce n’est pas l’unité nationale qui permettra à la classe exploitées de vivre mieux, ni de se libérer de l’exploitation capitaliste. Les patries n’ont pour but que de diviser la classe du travail au niveau international, et lui faisant croire à l’unité nationale avec ceux qui l’exploite au quotidien. Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas de patrie, ils ont un monde à gagner !
    Ce monde ne sera gagné ni par un long travail de réformes au parlement, devenu d’ailleurs aujourd’hui structurellement impossible dans le cadre du capitalisme, ni par la mise en place d’une bureaucratie centrale gérant la société à la place des principaux concernés. Il nous faut donc préparer une révolution sociale – non pas une prise du pouvoir d’Etat, non pas un grand soir – mais un processus de construction et d’organisation d’une contre-société autonome qui replacera l’Etat.
    Autogestion, qu’est-ce que c’est ? Pour nous ce n’est pas gérer son petit commerce, son lopin de terre ou sa petite usine chacun dans son coin. Autogestion, c’est la gestion de la société par ses membres, de la base au sommet et de la périphérie au centre. C’est la gestion directe des problématiques purement locales et la définition à la base des grandes orientations et des mandats impératifs pour les plus grandes échelles. Elle pour but la liberté de décider et l’égalité des conditions, et pour moyen la solidarité. C’est exactement l’inverse de la planification bureaucratie centralisée. Le centralisme bureaucratique était inefficace car il était incapable de saisir la complexité des situations locales et des besoins particuliers des gens. L’autogestion, comme elle part de la base, permet de mieux en tenir compte (tout en évitant le piège de l’individualisme), en créant une société organisée, égalitaire et solidaire.

    LES FRONTIERES ASSASSINENT – LIBERTE DE CIRCULATION

    Campagne d’affichage Alternative Libertaire dans la Marne

    Les frontières des pays où règnent la misère, la barbarie et la guerre constituent un obstacle à la possibilité pour les gens qui y vivent d’y vivre sereinement. Il est tout à fait légitime de quitter un pays où l’on est condamné à l’exploitation intense ou au chômage perpétuel, ou bien où l’on est menacé de mort.
    Les frontières des pays où règne une paix relative sont gardées militairement, notamment par des agences comme le FRONTEX. Elles sont régulièrement responsables de la mort de milliers de personnes, que ce soit par des conditions de transport dangereuses, des cimetières marins, des reconduites aux frontières et des retours dans les pays d’origine où elles ne peuvent survivre.
    De plus, dans les années à venir, avec les dérégulations prévisibles du climat, des millions de personnes seront obligées de quitter leur lieu de vie d’origine, devenu invivable.
    Les frontières demeureront donc des obstacles à la possibilité de vivre. Elles doivent être abolies, et les gens doivent pouvoir circuler librement.
    Contrairement à certaines idées reçues, la société n’est pas trop petite pour permettre à tout le monde d’y avoir une place. C’est l’organisation du travail qui est mauvaise. Le capitalisme, avec les progrès de la technique, à augmenté massivement sa productivité, supprimant ainsi l’essentiel du travail humain. Mais en même temps, il a conservé un système d’emploi à plein temps empêchant une part grandissante de la population de participer à la production, et de bénéficier de ses fruits. D’un autre côté, il détruit régulièrement ses excédents de marchandises invendables. Nous possédons donc la possibilité de produire tous ensemble pour satisfaire les besoins de chacune et de chacun, et ce, en travaillant toutes et tous beaucoup moins de temps.
    Contrairement à d’autres idées reçues, ce n’est pas la prétendue incompatibilité des cultures qui est source de conflits sociaux, mais la misère engendrée par le capitalisme. Certains illuminés et autres oppresseurs avides de pouvoir en profitent pour endoctriner des populations rendues vulnérables par la misère et la difficulté à entrevoir des solutions. Ils les montent les unes contre les autres dans l’unique but de satisfaire leurs intérêts personnels, de s’enrichir, de gagner une place plus importante dans la société. Le « choc des civilisations » n’est qu’un leurre pour détourner l’attention par rapport aux problèmes sociaux fondamentaux, pour empêcher la lutte pour le bien vivre, la liberté et l’égalité sociale.
    Ce n’est donc pas contre l’immigration qu’il faut lutter, mais contre le capitalisme.

    Cohérence de la campagne d’AL 51

    Ces 4 thématiques en apparence dissociées ont en vérité une cohérence entre elles. Elles traduisent une critique d’ensemble du système capitaliste et de la forme d’Etat qui l’accompagne, ainsi qu’un projet de société émancipée qui en découle.
    Dans le cadre du capitalisme, de l’inégalité qu’il instaure et de ses crises économiques à répétition, les problèmes écologiques auront des répercussions certaines sur les migrations, sur l’autoritarisme de l’Etat, les atteintes à la démocratie et les politiques nationalistes. Ces problèmes ne pourront être réglés de manière satisfaisante pour toutes et tous qu’a l’échelle internationale, par une expropriation des propriétaires capitalistes, une reprise en main et une transformation de l’appareil productif, sous contrôle démocratique direct de la population, permettant une distribution égale de la production, la satisfaction des besoins et une réelle solidarité, ainsi que des choix de production concernant ce qui est le plus essentiel à la vie et une transformation des techniques de production et des modèles énergétiques permettant une société soutenable et durable.

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