• Présentation

    Alternative Libertaire est une organisation politique crée en 1991.

    Que défendons-nous ?

    • Face au capitalisme, à sa domination de classe et a ses crises structurelles,
    • Face à l'autoritarisme de l'Etat et de ses bureaucraties,
    • Face à la confiscation du pouvoir politique et économique par des élites dirigeantes,
    • Face à l'impérialisme, au colonialisme,
    • Face au nationalisme, au patriotisme et au souverainisme,
    • Face aux logiques sécuritaires et répressives,
    • Face aux relents xénophobes, racistes, sexistes, homophobes,
    • Face à un modèle de production et de consommation immodéré qui épuise les ressources vitales, dégrade les conditions sanitaires, détruit des espèces animales et végétales,

     

    Nous défendons l'alternative d'une société Communiste Libertaire !

    Concrètement, une société communiste libertaire, ça veut dire quoi ?

    C'est une société :

    • fondée sur l'égalité sociale et économique, la solidarité,
    • qui assure l'accès universel aux besoins les plus fondamentaux : alimentation,  logement, vêtements, santé, éducation, déplacements,
    • qui produit en fonction des besoins réels des population,
    • où la logique économique financière et marchande (bénéfices, profits, investissements, prélèvements), est remplacée par le choix politique et démocratique, pour développer des activités sociales utiles et nécessaires.
    • où les gens, réunis en assemblées générales au niveau le plus local, puis, se coordonnant sur de plus grandes échelles, décident directement, plutôt que de confier leurs destin à des décideurs professionnels.
    • où les travailleurs, de la même manière, décident leur conditions de travail et gèrent la production, plutôt que d'être dirigés par des patrons, des groupes d'actionnaires, et des manageurs et chefaillons à leur solde.
    • Où les mandats confiés ne sont plus "libres", décisionnaires mais impératifs, administratifs, où les délégués élus ne commandent plus mais exécutent les directives décidées par la population. Ces mandats, révocables à tout moment par les assemblées générales qui les ont établis, sont suffisamment précis, délimités dans le temps et le nombre de renouvellements, pour éviter les phénomènes d'accaparement du pouvoir, de déconnexion et de corruption politicienne.

    C'est aussi une société :

    • où chacun y a sa place, est maître de son destin, et ne subit pas d'injonctions, de discriminations, d'assignation de rôles, en fonction de son origine sociale, biologique, ethnique, ou de ses orientation sexuelles,
    • où chacun est libre de circuler et de s'installer où bon lui semble.

    C'est encore une société :

    • Soutenable et durable, c'est à dire qui ne se met pas en danger par une production trop importante, dégradante, épuisant les ressources disponibles, et risquant de mener à des crises sanitaires majeurs pour ses membres ou pour les générations futures,
    • Décroissante, car le volume, les rythmes,  les gaspillages et les impacts de la production et de la consommation sont aujourd'hui beaucoup trop importants.

    C'est enfin une société :

    • Où le temps de travail est fortement diminué et tend à devenir marginal, grâce à une productivité optimale appliquée à un volume de production réduit, ainsi qu'a la disparition de secteurs d'activité uniquement nécessaires dans le cadre du capitalisme,
    • Qui laisse donc plus de temps pour le savoir, la culture, les activités ludiques, artistiques, sportives, les relations conviviales, amicales, familiales, amoureuses, la détente, la fête.

     

    Comment comptons-nous nous y prendre ?

    Le pouvoir politique et ses représentants sont nécessairement subordonnés au contexte économique établi et aux classes dominantes qui cherchent à en profiter. 

    Partant du constat de l'incapacité des instances du pouvoir politique à apporter des changements fondamentaux réellement favorables à la population :

    • Nous ne participons pas, en tant qu'organisation, aux divers élections politiques.
    • Nous estimons que changer la société par la voie électorale, à coup de réformes sociales progressives et ponctuelles, est une illusion ; tout comme l'est celle des révolutions politiques, des coups d'Etat débouchant sur des dictatures autoritaires. 

    Seule une révolution sociale de grande ampleur pourra la transformer !

    • La classe dominante, et les classes subalternes ayant intérêt à défendre un système qui leur confère des privilèges, seule la classe laborieuse peut mener cette révolution. 
    • Elle peut donc être que l'aboutissement de la luttes des classes.

     

    En quoi consiste cette lutte des classes ?

    Le changement social ne peut être politique quand la politique est gouvernée par l'économie, quand les politiciens exécutent, de gré ou de force, les volontés des dirigeants des entreprises.

    Les dirigeants des entreprises sont eux-mêmes soumis aux contraintes de la concurrence, des pertes de rentabilité, du manque de débouchés liés à l'accroissement du chômage et aux baisses de la demande, cet effondrement économique prenant sa source dans la dévalorisation économique liée à la mécanisation et à l'automation du travail.

    • Le capitalisme fonctionne en effet, et ne peut que fonctionner, sur des cycles croissants d'investissement, de production et de vente (à un coût supérieur au coût de production), de profits et de réinvestissement.
    • La mécanisation et l'automation, sans la contrainte de la concurrence, permettent des profits énormes. C'est à partir de ceux-ci qu'il est possible d'accumuler d'importantes sommes d'argent. Une partie de ces sommes sont accaparées par les capitalistes, le reste est généralement consacré au réinvestissement. Ce réinvestissement peut s'effectuer dans l'extension de l'activité ou le développement de nouveaux secteurs d'activité. Ces autres secteurs d'activités peuvent être des activités capitalistes, permettant d'obtenir plus d'argent, ou des activités non lucratives nécessaires au bon fonctionnement de la société (par exemple, celles du secteur public).
    • Sitôt qu'il y a concurrence, des entreprises font faillite, les autres, pour survivre, procèdent à un rattrapage technique. Ce rattrapage technique influe dans le sens d'une diminution sur les prix moyens de vente, les profits et les salaires. Les sommes d'argent disponibles, permettant de financer le développement économique et social, tendent à diminuer, et le capitalisme entre en crise.
    • Pour en finir avec ces crises, il faut abolir les conditions économiques de base du capitalisme : la concurrence économique et le laissez-faire des marchés, la déconnexion et la tension entre offre et demande, entre production et consommation, la logique d'investissement pour obtenir plus d'argent pour financer la croissance et le développement de la société.
    • Concrètement, cela signifie une production sans concurrence, majoritairement organisée en partant des besoins recensés, et organisée en conséquence.
    • Mais il ne faut pas attendre une telle transformation économique de la part des classes dominantes et subalternes, qui, malgré la récession et la crises, en retirent des avantages, et en premier lieu la part plus importante des profits accaparés, source d'inégalité sociale.
    • Cette démarche ne pourra venir que de la classe des travailleurs.

    La lutte de classe consiste dans la prise de contrôle des appareils de production par la classe des travailleurs, la soumission de ceux-ci à leur contrôle commun et démocratique, plutôt que d'être dominés par la puissance aveugle des rapports d'échanges. Une telle démarche signifie l'expropriation de la classe capitaliste, l'abolition de la propriété privée et le développement de la propriété commune des moyens de production.

     

    Une révolution qui découle de la montée en puissance des luttes sociales

    • Nous pensons que les organisations du mouvement social, que sont les syndicats et les divers collectifs de lutte, du fait de leur structuration, constitueront le noyau dur de la révolution.
    • Nous défendons une stratégie de changement social basée sur les luttes et les résistances syndicales et populaires.
    • Nous cherchons à y développer des modes d'organisation aussi démocratiques et horizontaux que possible, des convergences et des solidarités, et à y diffuser des analyses et des perspectives permettant un réel changement de société.

     

    La révolution est en marche, rejoignez-nous !

    Alternative Libertaire 51